Graco QuickShot II : ce qui change vraiment par rapport à la première
Guide d'achat · Airless batterie
La QuickShot première génération avait deux défauts que tout le monde connaissait : elle se bouchait et elle était longue à nettoyer. La II corrige exactement ces deux points. Voilà ce qui change réellement, et si ça vaut le coup de changer.

Je vends et je répare de l'airless depuis quinze ans. Quand la QuickShot est sortie, elle a séduit pour une bonne raison : enfin une machine qu'on prend cinq minutes pour reprendre une porte, sans ressortir la station. Mais dans mon atelier, deux reproches revenaient toujours. La buse se bouchait dès qu'on passait un produit un peu chargé, et le nettoyage prenait presque autant de temps que le travail lui-même.
La QuickShot II répond aux deux. Ce n'est pas une révolution technique — c'est la correction de ce qui empêchait la première d'être utilisée tous les jours.
Ce qui change concrètement
| QuickShot | QuickShot II | |
|---|---|---|
| Pression | 138 bar fixe | 7 à 138 bar, réglable |
| Filtration | aucune | Easy Out, 60 et 100 mailles |
| Nettoyage | rinçage continu | Quick Flush par impulsions |
| Pompe | simple | triple piston, cartouche ProConnect |
| Batterie | DeWalt 18 V | DeWalt 20 V MAX |
| Buse max | 0,016″ | 0,016″ |
| Godet | 1 L | 1 L Pour-n-Go |
Le réglage de pression, sur la machine
C'est le point que peu de gens relèvent, et c'est pourtant le plus important pour le rendu. La première génération pulvérisait à pression fixe : tu prenais 138 bar quel que soit le produit. Sur une laque fine, c'est trop — tu as du brouillard, de la surpulvérisation, et le produit part dans l'air au lieu d'aller sur la porte.
La II se règle de 7 à 138 bar, sur la machine, pas au pistolet. Tu descends la pression sur un produit fluide et tu montes seulement quand il faut. Résultat : moins de brouillard, moins de perte de produit, et un bord de plinthe net au lieu d'un halo.

La filtration Easy Out
Deux filtres, 60 et 100 mailles, qui retiennent les impuretés avant qu'elles n'atteignent la buse. Sur la première génération il n'y avait rien : tout ce qui traînait dans le pot partait directement dans la buse, et tu démontais toutes les dix minutes.
C'est là que se joue l'usage réel. Une machine qu'on démonte sans arrêt finit dans le camion et ne sert plus.
Le mode Quick Flush
Le nettoyage se fait par impulsions au lieu d'un rinçage continu : deux fois plus rapide, moitié moins d'eau. Sur une machine qu'on prend dix fois par jour pour cinq minutes, le temps de nettoyage pèse proportionnellement énormément. C'est souvent ce détail qui décide si l'outil est vraiment utilisé.
Le conseil terrain
Si tu as déjà la première génération et qu'elle te convient, ne change pas pour changer : la II n'apporte pas de performance en plus, elle apporte du confort. Buse maximale identique, godet identique.
En revanche, si tu avais renoncé à t'en servir à cause des bouchages ou du nettoyage, la II lève l'objection. C'est exactement pour ces deux raisons que Graco l'a refaite.
Ce qu'elle fait — et ce qu'elle ne fera jamais
Soyons clairs, parce que c'est là que les gens se trompent en achetant : ce n'est pas une pompe de chantier. Le godet fait 1 litre et la pression plafonne à 138 bar, contre 200 et plus sur une pompe classique. Sur un mur, tu passerais ton temps à recharger sans jamais avancer.

Son terrain, c'est tout ce qui est petit, précis et dispersé :
- Portes, huisseries, chambranles
- Plinthes et moulures
- Placards et façades de meuble
- Corniches, soffites, descentes de gouttière
- Retouches après passage des autres corps d'état
Elle ne remplace pas ta pompe : elle remplace le pinceau et le mini-rouleau. La plupart des peintres qui l'ont travaillent avec les deux — la station pour les surfaces, la QuickShot pour le reste. C'est aussi la machine qu'on garde dans le camion pour le SAV et les reprises, quand ressortir la station n'a aucun sens.
Les produits qui passent
Eau, solvant et inflammables — et c'est un vrai avantage, toutes les portatives ne l'acceptent pas. Concrètement : laques à l'eau ou au solvant, lasures, vernis, peintures fines ou diluées, primaires et sous-couches légères.
La limite, c'est la buse : 0,016″ maximum. Au-delà de produits fluides à moyennement fluides, la machine tire et le rendu se dégrade. Pas d'enduit, pas de peinture épaisse non diluée, pas de produit chargé.
Autonomie réelle
Graco annonce environ 4 litres de produit par batterie. Comme il y en a deux dans le kit et que le chargeur est rapide, tu tournes en continu : une charge pendant que l'autre travaille.
En pratique, sur les travaux pour lesquels la machine est faite, une batterie couvre largement la demi-journée. Le vrai facteur limitant n'est pas l'autonomie, c'est le godet de 1 litre : tu le remplis bien plus souvent que tu ne changes de batterie. Et si tu es déjà équipé en DeWalt 20 V sur le chantier, tes packs existants fonctionnent.
Réparable sur chantier
La pompe à triple piston est montée en cartouche ProConnect : le jour où elle fatigue, tu déclipses l'ensemble et tu en remets un neuf, sans outil, sans renvoyer la machine. Les clapets EasyAccess sont entièrement métalliques et accessibles directement.
Au quotidien, l'entretien tient en trois gestes : le Quick Flush après chaque usage, le rinçage des deux filtres à part, et un peu de liquide de protection dans la pompe si tu ne t'en sers pas pendant plusieurs jours. C'est la peinture séchée dans le circuit qui tue ces machines, pas l'usure.
Un doute sur ton produit ou ton chantier ?
Envoie-moi la fiche technique de ta peinture sur WhatsApp. Je te dis si elle passe, avec quelle buse et à quelle pression — avant que tu commandes, pas après. Je vends ce que je connais, je répare ce que je vends.
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