Systèmes de Peinture Basse Pression / HVLP
Beaucoup d'air, peu de pression : la peinture se pose au lieu de rebondir.
Pistolet HVLP Stellar
Le HVLP, c'est l'inverse de l'airless. Là où l'airless écrase le produit à 200 bar pour l'atomiser, le HVLP l'accompagne avec un gros volume d'air à basse pression. Résultat : la goutte arrive lentement sur la pièce, elle s'y dépose au lieu de rebondir. Moins de brouillard dans l'atelier, plus de produit sur la pièce, et un tendu que l'airless n'atteint pas sur une laque.
C'est le procédé de la finition : laques, vernis, teintes bois, peintures métal de présentation, pièces qu'on regarde de près. Dès que le rendu compte plus que la cadence, tu passes en basse pression.
Deux façons d'alimenter le pistolet
C'est le seul vrai choix à faire, et il dépend de ce que tu peins, pas de ton budget.
Alimenté par pot sous pression
Ensemble complet : pot sous pression + pistolet
Le produit est poussé depuis un réservoir pressurisé jusqu'au pistolet par un flexible. Tu as un débit régulier du premier au dernier litre, une autonomie qui se compte en heures, et un pistolet léger parce qu'il ne porte pas le produit.
C'est la configuration des ateliers qui pulvérisent toute la journée, des grandes surfaces, et de tout ce qui se peint bras levé ou en sous-face — un godet plein en hauteur, au bout de vingt minutes, tu le sens passer. Le pot se règle indépendamment du pistolet : tu dissocies la pression d'alimentation de la pression d'air d'atomisation, et tu affines ton jet sans toucher au débit.
Pot sous pression avec régulation
Pistolet alimenté par flexible
À godet
Pistolet HVLP à godet
Le produit est dans un godet directement sur le pistolet. Tu es autonome et mobile : pas de flexible qui traîne, pas d'installation à monter, rien à purger dans une ligne.
Le changement de teinte se fait en quelques minutes et tu ne perds pas de produit dans le circuit. C'est l'outil des petites séries, des retouches, des pièces variées et des chantiers où tu te déplaces. La contrepartie : l'autonomie limitée au volume du godet, et le poids en bout de bras sur une longue session.
Lequel te faut-il
Pose-toi trois questions : combien de litres tu passes d'affilée, combien de fois tu changes de teinte dans la journée, et est-ce que tu peins à poste fixe ou en te déplaçant. Gros volumes et teinte stable, c'est le pot sous pression. Petites quantités, teintes qui changent, mobilité, c'est le godet. Beaucoup d'ateliers finissent avec les deux — et c'est souvent la bonne réponse.
Un point que je préfère dire avant la vente : le HVLP demande de l'air, et du bon. Un compresseur sous-dimensionné ou un air chargé en eau ruinent le meilleur des pistolets. Si tu n'es pas sûr de ton installation d'air, parles-en avant de choisir le matériel, pas après.
-25%
